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Je ne me souviens pas d’un événement qui aurait pu suggérer une potentiel hémorragie mais encore une

À 41 semaines et 5 jours, un vendredi, j’ai eu un rendez-vous à l’hôpital pour vérifier que je n’avais pas besoin de me faire provoquer. J’ai eu 30 minutes de monitoring et une échographie pour vérifier la quantité de liquide amniotique. Le médecin qui a fait mon échographie était très désagréable. Il appuyait très fort sur mon ventre, était très brusque et agressif dans sa technique et ne nous permettait pas de voir mon bébé comme il faut. Au final la quantité de liquide était très bien, mais c’était évident qu’il ne voulait pas que l’on attende, s’il avait pu, je crois qu’il m’aurait gardée pour me provoquer tout de suite, mais je crois qu’il était conscient que j’aurais envoyé mes résultats à ma sage-femme qui aurait tout de suite vu qu’il n’y avait aucun danger. Au final, il m’a donné rendez-vous le lundi d’après en me disant très clairement que si je n’ai pas accouché d’ici là, il me provoque. Ce rendez-vous m’avait complètement épuisée, je m’étais levée tôt ce jour-là et la colère qui s’est accumulée de voir ce médecin me charcuter le ventre suivi par le stress de penser me faire garder de force à l’hôpital à ce moment ou 3 jours plus tard m’avais complètement vidée. Une fois sortie de l’hôpital, nous avons appelé notre sage-femme pour discuter des options qu’on avait. On a fini par aller la rejoindre pour que j’ai un stripping. À 8h du soir, j’ai commencé ma période de latence avec des contractions légères, mais déjà régulières. On reste à la maison, mais je ne réussis pas à dormir, j’avais un horaire de soir, alors pour moi 8h c’était comme être à midi pour quelqu’un qui a un horaire normal, même fatiguée je ne pouvais pas me coucher avant minuit. À 2h du matin, mes contractions sont devenues plus douloureuses, nous nous sommes donné rendez-vous avec ma sage-femme à la maison de naissance du 16.2 pour 3h AM. Une fois sur place, tout se passe bien. On est fatigué, mais ça avance. J’ai fini par avoir une rupture de la membrane et après les tests il y avait du méconium dans le liquide amniotique. On m’explique que ça peut être un signe de stress du bébé, mais que ça peut être normal vu que j’ai dépassé mon terme. On regarde mon col pour la première fois à ce moment et on tente de déterminer la position du bébé. J’avais aussi décidé de ne pas rompre la poche des eaux. Finalement, à un moment où j’ai eu à nouveau un toucher vaginal j’étais complètement épuisée. Je n’étais plus capable de garder une position qui aurait pu aider bébé à descendre mieux et mon col, dilaté à 7, était enflé. Mes contractions ont commencé à s’espacer de plus en plus pour finir par retomber comme pendant ma latence, tout ce que je voulais c’était dormir, mais je savais que bébé était fatigué lui aussi. J’ai pris la décision d’être transférée à l’hôpital pour avoir un peu d’aide et dormir. Le trajet en ambulance se passe très bien, les ambulanciers posaient tout plein de questions sur l’accouchement tout au long, ce qui me permettaient de me concentrer sur eux et je somnolais sur leur voix et la sirène de l’ambulance. Je crois que nous sommes arrivées à l’hôpital vers 12h. Ça commence bien, on m’installe dans une chambre et mes sages-femmes sont enthousiastes parce qu’elles avaient déjà travaillé avec l’infirmière et la médecin qu’elles aiment beaucoup. Mes 2 sages-femmes et une stagiaire sage-femme étaient venues avec moi, mais la première allait partir une fois le transfert complété puisqu’elle avait passé toute la nuit avec moi. Finalement, on finit dans une espèce de vide d’activité où j’ai eu l’impression d’être complètement abandonnée dans la chambre. Il n’y avait plus personne du personnel médical, on était arrivés dans un changement d’horaire. Mes sages-femmes avaient dû m’installer les moniteurs cardiaques elles-mêmes. La nouvelle infirmière que je reçois arrive et elle est très bête. Au début, pour pouvoir recevoir de l’ocytocine synthétique et peut-être la péridurale, je dois signer une feuille de consentement de soins. À ce moment, je suis en pleine contraction, je refuse tout simplement de signer quoi que ce soit, je dois me concentrer sur ma contraction. L’infirmière s’emporte et me crie que si je ne signe pas, c’est un refus de traitement et ils partent et m’abandonne dans la chambre. Une fois la contraction terminée je signe son papier. Ensuite, on doit prendre des prises de sang. Je demande pourquoi, j’avais fait tous les tests avant mon accouchement, mais puisque j’avais fait mes tests près de chez moi dans une autre conscription ils devaient en faire des nouvelles. Mon dossier complet avec mes résultats de tests était sur place, mais ils n’ont jamais voulu les utiliser. On me dit également que je suis arrivée pendant une journée achalandée et que mon sang ne sera pas testé tout de suite, qu’il y a au moins 30 minutes d’attentes à partir du moment où ils ont mon sang. Quand j’étais arrivée à l’hôpital, mon col était rendu dilaté à 9 alors l’infirmière n’arrêtait pas de dire que c’était impossible que j’aie la péridurale, que les tests ne seraient pas terminés, que j’aurais terminé mon accouchement. Pendant la prise de sang, j’ai fini par faire une baisse de pression. L’infirmière m’a piqué 3 fois avant de s’en rendre compte pour finir par me compresser le bras pour forcer le sang à sortir. Je crois que j’étais encore bleue 2 mois plus tard. Par la suite, on décide que je prendrais le gaz hilarant pour me soulager un peu. L’infirmière est arrivée avec un tube et m’a dit de le mettre dans ma bouche. Je panique, je ne veux pas être entubée et je ne comprends pas pourquoi j’aurais un tube, on ne me l’avait pas dit, je croyais que j’aurais un masque sur la bouche. Finalement, ce sont mes sages-femmes qui m’ont expliqué qu’il faut juste que je respire dans le tube. Mais le fil est trop court, et je ne peux pas être couché sur ma droite parce que c’était sur ce côté ma baisse de pression. Mon conjoint veut m’aider et prend le tube pour le tenir à ma place, il finit par se faire agresser par l’infirmière parce qu’il n’a pas le droit de toucher à ça, que je suis la seule à y avoir accès. Il y a également beaucoup de problèmes avec le matériel cardiaque. Ça ne fonctionne plus, la médecin met également des sondes sur la tête du bébé, mais la non plus ça ne fonctionne pas trop bien. Alors j’ai eu beaucoup de stress parce qu’on me dit que mon bébé à des décélérations cardiaques quand ce n’est pas le cas, le matériel était obsolète. Au final, mon bébé est né à 16h42 le samedi 3 septembre 2016. On a eu la ventouse et j’ai déchiré très légèrement. Dans les secondes avant que j’aie mon bébé, ma stagiaire sage-femme m’avait dit de me dépêcher d’enlever ma robe d’hôpital pour faire du peau à peau avec dès la naissance. Alors dans l’empressement, ont as fini par arraché mon soluté sans le faire exprès. Quand la médecin l’a dans les mains, elle dit « félicitation c’est un garçon ». J’ai été agacée de l’entendre dire ça. Je voulais découvrir mon bébé moi-même, même si je savais que ce serait un garçon. Ensuite on me met mon bébé sur moi. Il est dos à moi et personne, sauf la stagiaire, n’a remarqué que j’avais le bras en sang. Je suis un peu en état de choc de voir mon bébé, mais de ne pas pouvoir le prendre à cause de mon bras, je ne vois même pas son visage. Le cordon a également été coupé à la hâte sans rien me dire. La médecin se met alors à dire que je vais avoir un massage utérin parce que je n’ai plus de soluté pour m’injecter de l’ocytocine pour éjecter le placenta. Je dis que je n’en veux pas, elle me répond que je dois en avoir un, c’est dangereux que j’aie une hémorragie. Je ne me souviens pas d’un événement qui aurait pu suggérer une potentielle hémorragie, mais encore une fois j’ai fini par subir. J’ai pu voir mon bébé quand l’infirmière a retiré les sécrétions dans son nez parce qu’elle l’a déplacé, j’ai eu droit à un regard triste accompagné d’une baboune. Dès la seconde où j’ai fini par voir son visage, l’infirmière l’a pris et est partit avec sans rien dire. Je me mets à paniquer, il a toujours été décidé que mon conjoint resterait avec le bébé s’il se passait quoi que ce soit, mais il n’est pas là, il était sorti annoncer la naissance à ses parents. Ma stagiaire sage-femme a fini par me rassurer et me dire que mon chum va surement le voir, que ses parents sont devant la porte et qu’il va le suivre. On me recoud pendant ce temps et mes beaux-parents viennent me voir. Quand mon conjoint revient avec mon bébé, il a déjà eu l’injection de vitamine et l’onguent dans les yeux. Il ne me voit pas parce que l’onguent lui fait fermer les yeux. Au départ je ne voulais pas de cet onguent pour qu’il puisse me voir dès le début, mais mes tests n’avaient pas pu être utilisés et il avait peu de chances de recevoir les résultats avant mon accouchement alors j’avais dit oui pour l’onguent pourvu que ce soit le plus tard possible. Donc il m’a vue seulement les quelques secondes avant que l’infirmière parte avec lui. Finalement, quand mon conjoint me ramène mon bébé, il a faim. J’ai un moment de panique, j’ai peur et je veux une infirmière pour m’aider avec le début de mon allaitement, mais il n’y a plus personne. Mes sages-femmes étaient parties et mon infirmière n’est jamais revenue. Mon conjoint et moi sommes seuls et on a eu beau demander, personne n’est venu. Mon conjoint est parti chercher une infirmière pour finir par se faire dire qu’avant que j’allaite on va me transférer dans une chambre. L’attente est longue et rendue dans ma chambre elle ne m’a pas plus aidé tout de suite.

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