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Ça serait mieux si j’accouchais au cours des prochains jours, car il part en vacances bientôt

J’ai consulté un médecin-gynécologue au 03.1 avant l’accouchement de mon deuxième enfant pour un examen de suivi de routine, à 39 semaines de grossesse et quelques jours. Il s’agissait d’un médecin que je voyais pour la première fois. C’était un homme, probablement dans la cinquantaine. Lors de l’examen, il m’a fait un décollement des parois sans même me demander mon avis ni m’en avertir afin de déclencher le travail plus tôt. Il n’y avait aucune raison médicale pour le faire: rien dans mon état de santé ni celui du bébé ne demandait cette intervention. Après l’examen, le médecin a expliqué qu’il a fait un décollement des parois parce qu’il voulait montrer la manœuvre à son étudiant et que ça serait mieux si j’accouchais au cours des prochains jours, car il part en vacances la semaine suivante. Sur le coup, je n’ai pas répondu. J’étais figée et croyais à peine ce qui venait de se passer. Je ne désirais aucune intervention autre que le suivi régulier : je cherchais à limiter au minimum les interventions médicales lors de mes deux grossesses. Ce médecin allait contre mes souhaits (dont il ne d’ailleurs s’est jamais informé) et a brisé le lien de confiance. De plus, j’avais un autre bébé (de 17 mois à la maison) et la faire garder pendant mon séjour à l’hôpital, une semaine avant la date prévient d’accouchement, était un casse-tête que je n’avais pas le goût ni l’énergie de gérer. J’étais sous le choc et furieuse. Je l’ai été pendant plusieurs heures. En sortant de l’hôpital, j’ai immédiatement appelé mon conjoint et ma mère pour leur raconter l’expérience. Tous deux des anciens infirmiers ayant travaillé plusieurs années en hôpital, ils étaient tous les deux aussi surpris et fâchés que moi. J’espérais ne pas croiser ce médecin lors à nouveau lors de mon accouchement. Heureusement, je ne l’ai jamais revu.

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